Autour des lettres

Prosper Piet

Journal de voyage 1816-1817

 

Cette page permet l'accès direct aux thèmes que j'ai développés au fil de la parution des lettres

 

Ces notes développent un événement signalé dans les lettres à partir de documents de l'époque, par exemple des journaux ou des ouvrages spécifiques. Il peut arriver que certaines recherches m'aient amené à sortir du cadre strict des événements évoqués par Prosper et sa famille.

 

 

 

Lettre de Prudence, 03 octobre 1816.

 

A propos de :

" J'ai reçu ce matin le cadeau de noce de mon cousin, qui est un grand schal amarante avec de grandes palmes, schal que les demoiselles ne portent pas ; ainsi c'est un cadeau qu'il faut mettre dans l'armoire, et auquel il ne faudra pas toucher ".

 

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Lettre de Prosper, Madrid, 09 janvier 1817 :

 

A propos de :

" Enfin, ce qui a le plus attiré mon attention et ce qui est une richesse particulière à ce cabinet, c'est un squelette entier formé sans les yeux et par les soins d'un savant naturaliste, d'os trouvés dans des excavations très profondes et qui rassemblés ont formé parfaitement le squelette d'un animal monstrueux dont la race est sans doute perdue à présent, mais qui a dû exister. Il est impossible d'en douter lorsque l'on considère la concordance parfaite de ces os les uns avec les autres, qui ont été trouvés et qui rassemblés et distribués forment un corps d'animal parfait. Cette énorme bête était infiniment plus grande et plus grosse que l'éléphant. Elle avait le corps à peu près taillé dans les mêmes formes et proportions ".

 

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Lettre de Pascal, 27 janvier 1817 :

 

A propos de :

" On a donné samedi au Français une tragédie intitulée Germanicus. La pièce est fort bonne, mais comme l'auteur est un proscrit, messieurs les gardes du corps s'étaient chaussés dans la tête de la faire tomber. Ils ont cependant été forcés par la forme des vers à garder le silence jusqu'à la fin. Quand on a demandé l'auteur, un sifflet s'est fait entendre, on a crié " à la porte ! ", un second l'a suivi. De suite, insurrection contre deux gardes roiaux que l'on soupçonnait d'être les auteurs de ces sifflets. Sabres de se tirer, coups de bâtons, claques de rouler etc. La gendarmerie descendit alors dans le parterre, mais elle se retira aux cris de "A la porte la force armée ! ". Alors la garde roiale est montée sur le théâtre, s'est rangée en bataille et a mis en joue le public, ce qui a fait sensiblement diminuer le bruit et rentrer peu à peu dans l'ordre. La pièce a été suspendue ".

 

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Lettre du Père, 19 avril 1817 :

" J'ai été avant hier rue Meslée pour voir Mr Loffet .... de ce que le remède du charlatan Pradier l'a débarrassé pour quelque temps de son catarrhe ... ".

 

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Lettre de Gabriel, 24 mai 1817 :

 

A propos de :

" Si les montagnes descendent en Espagne, mon cher ami, il en sort de dessous terre tous les jours à Paris. Les premières qui ont paru sont les montagnes russes de la barrière de l'Etoile. Elles ont donné l'idée d'une nouvelle branche d'entreprise et de spéculation. ... ".

 

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Lettres de Prosper de Malaga du 31 mai 1817 :

 

A propos de :

" La précaution qu'on prend à l'égard des lettres qui viennent d'Espagne de les couper et de les tremper dans du vinaigre à leur entrée en France ne doit point vous effrayer. Elle fut prise à l'occasion d'une très forte épidémie qu'éprouva Cadix il y a quelques années, et comme on s'en ressent toujours un peu dans la même ville et ici pendant les grandes chaleurs, on l'a conservée. Cette maladie est apportée par les vents du Levant, et n'a lieu qu'en août et septembre ".

 

Et du 24 juin 1817 :

" ...voilà le mois de juillet qui s'approche terriblement, et que déjà notre consul a reçu l'avis que la peste est à Alger. Quoiqu'il y ait une bonne distance d'ici là, et que toutes les protections sanitaires soient prises, il est fort probable que dans 15 ou 20 jours d'ici, lorsque les chaleurs seront plus fortes, il pourra bien se former dans Malaga une petite maladie épidémique, comme on en voit souvent ... "

 

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